Frantz Fanon International

Derniers articles

  • « Après le coup d’Etat au Brésil, la poursuite de la persécution judiciaire de Lula est logique »

    , par Cathy Dos Santos

    Une interview de la journaliste Maud CHIRIO par Cathy Dos Santos mise en ligne par Michaële LAFONTANT, membre du CN du PCF.
    Maud Chirio : « Il n’est pas dit que Lula aille obligatoirement en prison dans les jours à venir. Néanmoins , il n’est plus protégé contre la prison préventive et sa vie publique se trouve fragilisée. » Photo : AFP Maud Chirio est historienne et spécialiste du Brésil. Elle estime que la décision de la Cour suprême s’inscrit dans un contexte de démocratie dégradée après le putsch de 2016.
    Le Tribunal suprême de justice a rejeté mercredi, par six voix contre cinq, l’ habeas corpus présenté par la défense de l’ex- président de gauche, Lula Da Silva , afin de rester en liberté tant que tous les recours n’ont été épuisés. Comment interprétez-vous cette décision ?
    Maud Chirio. Ce vote est sans grande surprise . Depuis longtemps, la perspective de laisser Lula jouer un rôle sur (...)

  • Martin Luther King , le rêve assassiné

    , par Roger MARTIN

    Vibrant hommage de l’écrivain Roger MARTIN à un leader dont le message reste toujours d’actualité. Article mis en ligne par Michaële LAFONTANT, membre du CN du PCF
    Le 28 août 1963, à Washington , devant 250 000 personnes , le pasteur Martin Luther King prononce son discours « I have a dream ». Photo : AP Photo/ Sipa Le 4 avril 1968, le pasteur animateur du mouvement des droits civiques était abattu. Cinquante ans plus tard, l’émancipation des Noirs américains demeure une question d’actualité.
    Il y a cinquante ans, jour pour jour, Martin Luther King était assassiné à Memphis. Aujourd’hui , il semble figé pour l’éternité dans l’ image du pasteur non violent de la marche de Washington du 28 août 1963, de l’orateur de « Je fais un rêve… ».
    Et certes , il était les deux , mais aussi le chantre de la désobéissance civile, inspirée par Thoreau et Gandhi. Et dès sa jeunesse, dans une Amérique ségrégationniste, sa (...)

  • Cuba. Diaz-Canel, continuateur de la révolution

    , par Cathy Dos Santos

    Un article de CATHY DOS SANTOS dans L’HUMANITÉ duVENDREDI, 20 AVRIL, 2018 mis en ligne par Michaële Lafontant membre du CN du PCF.
    Le 18 avril, à l’Assemblée nationale, Raul Castro (à gauche), à côté de Miguel Diaz-Canel, son successeur qui, depuis 2013, assurait la vice-présidence du pays. STR/AFP
    Le dirigeant historique Raul Castro a passé la main à son vice-président, Miguel Diaz-Canel, élu jeudi par l’Assemblée nationale populaire cubaine.
    Ils sont arrivés ensemble, sous les applaudissements nourris de la nouvelle Assemblée nationale du pouvoir populaire élue le 11 mars. Voilà cinq ans que Raul Castro et Miguel Diaz-Canel incarnaient le duo présidentiel de Cuba. Le dirigeant historique de la révolution de 1959 avait annoncé qu’il ne briguerait pas un troisième mandat, passant ainsi le relais à une nouvelle génération qui, dans les faits, dirige déjà le pays. Tout désignait l’ingénieur en (...)

  • Afrique et politiques monétaires, à qui profite le CFA ?

    Auteur : Demba Moussa Dembélé, économiste,Ligue internationale de la lutte des peuples Vice-président du Réseau international Frantz Fanon. Mis en ligne par Michaële Lafontant (CN/PCF)
    Monsieur le président,
    Lors de votre visite au Burkina Faso, en novembre 2017, vous auriez déclaré que : « Le franc CFA n’est pas une monnaie coloniale, en dépit de ce qu’en pensent les Africains, et la France ne force aucun pays qui ne le souhaite pas à y rester, les pays africains qui veulent se retirer et battre leurs propres monnaies sont libres de le faire, c’est aussi simple que ça. »
    Le franc CFA est bel et bien une monnaie coloniale
    Demba Moussa Dembélé Économiste
    Monsieur le président, comme beaucoup d’Africains, je persiste à dire que le franc CFA est bien une monnaie coloniale. Quand, le 26 décembre 1945, le gouvernement du général de Gaulle créa les « francs des colonies françaises d’Afrique » (CFA), (...)

  • Amérique centrale. Ni morts ni vivants, les disparus du Mexique

    , par Cathy Dos Santos

    Mis en ligne par Michaële LAFONTANT (CN/PCF)
    Amérique centrale. Ni morts ni vivants, les disparus du Mexique
    En dépit des menaces et d’une indifférence quasi institutionnalisée, les familles des 34 000 victimes de disparitions forcées sont parvenues à faire adopter une loi qui reconnaît enfin ce délit. Mais la militarisation du pays risque de compromettre cette timide avancée.
    Orizaba est présenté comme un village magique de l’État de Veracruz, au Mexique, pour la beauté de ses paysages. Mais pour Araceli Salcedo, il a tout de l’enfer depuis ce fatidique 7 septembre 2012 où sa fille, Fernanda Rubi, est sortie du foyer familial et n’est plus revenue. Cinq ans plus tôt, le 19 décembre 2008, à des milliers de kilomètres de là, « Dan a disparu de la main de militaires » véreux qui ont rejoint le crime organisé qui gangrène l’État de Coahuila, frontalier des États-Unis, rappelle sa sœur Grace Fernandez. Les (...)